Il l’a prouvé après l’affaire des fuites, après 1958, après l’aventure de l’Observatoire, après Mai 1968, il le prouve brillamment en ce moment même. Une certaine fatalité et l’espoir qu’a fait naître en lui son tête-à-tête avec le Général de Gaulle en 1965 l’ont écarté longtemps des grands postes qu’il est, sans aucun doute, apte à occuper. Ce qui m’étonne c’est la voie choisie, je veux dire la voie socialiste alors qu’il suffit de le voir pour se rendre compte qu’il n’est pas socialiste. Son goût de l’autorité, et je le crains de l’autorité sans limite, l’apparente davantage au type «fasciste», j’entends par là «autoritarisme de droite».
D’où cette impression d’insécurité que laissent aux observateurs ses tirades artificiellement lyriques et que livrent la voix et les plis de la bouche. Si le destin voulait qu’il atteigne le but et dirige la France, que ferait-il, prisonnier de partis qui veulent tous réduire le Président à un rôle de figurant? Vis-à-vis de l’étranger, renierait-il les absurdités du «programme commun» pour défendre les intérêts fondamentaux de la France?
On peut tout attendre de quelqu’un qui fut un des premiers à pressentir la décolonisation et qui n’hésita pas, pour autant, à s’engager dans la guerre d’Algérie. Il s’intéresse, paraît-il, à l’histoire de Florence et des Médicis. Je le crois, pour ma part, plutôt apparenté aux Borgia et j’imagine qu’il a beaucoup lu Machiavel. Trop peut-être et finira-t-il par échouer.
Post Scriptum : Mes lecteurs me connaissent, et je connais mes lecteurs ! je sais qu’ils ne se sont trompé de personne. Et comme Monsieur Georges POMPIDOU dans son texte ne nomme jamais le « Florentin » je sais donc que mes lecteurs savent à qui s’adresse ce portrait au vitriol ! Je reviendrai vers mes lecteurs lecture terminée !
A propos je vous conseille son Anthologie de la poésie française [Poche]. On est loin de la politique, on nage dans le bonheur !

Attention! car il peut y avoir confusion pour les distraits. Il ne s’agit pas d’un autoportrait de Georges Pompidou, mais d’un portrait, au laser, de François Mitterrand…par Georges Pompidou.
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