C’est toujours avec plaisir que l’on reçoit une lettre de Monsieur Gabriel BANAT. C’est en fait un message adressé à Dominique René De Lerma avec copie à Bill ZICK et Daniel MARCIANO. Au delà du plaisir c’est un honneur pour d’être aussi ampliataire de cette lettre que je suis en train de traduire. Je n’ai pas pu résister cependant à partager avec vous ce texte et les documents qui l’accompagnent. Des commentaires à un autre moment.
Dear Dom,
I thought you might enjoy reading the last paragraph of a recently published letter by Berlioz from 1831, thirty two years after St. Georges’ death; alongside one from Louise Fusil’s Souvenirs, referring to his improvisation, ‘Amour et mort du pauvre petit oiseau,‘ 50 years after that event, from my magnum Opus (p.358).
Cher Dominique,
J’ai pensé que vous pourriez apprécier lire le dernier paragraphe d’une lettre publiée récemment par Berlioz en 1831, trente-deux ans après la mort de Saint Georges ; aux côtés de l’un des Souvenirs de Louise Fusil, se référant à son improvisation, « Amour et mort du pauvre petit oiseau, « 50 ans après cet événement, cité dans mon magnum Opus (p.358).
I am reasonably well considering my 87 years and working on my memoirs with only 20 or so more years to cover.
Je me porte assez bien étant pour mes 87 ans et je travaille sur mes mémoires avec seulement 20 ou quelques années restant à couvrir.
I wonder if you read a recent tome, ‘The Black Count’ aka Thomas Alexandre Dumas, St. Georges’ chef d’Escadron, by Tom Reiss ? It quotes from mine 8 times either wrongly or out of context, not to mention the elaborate fantasies mostly based on his son, Dumas pere’s improbable tales about his father who died when he was four.
It got the Pulitzer prize. C’est la vie, n’est pas?
Hoping this finds you well and wishing you once more a happy and healthy New Year,
Je me demande si vous avez lu un ouvrage récent, « The Black Count » aka Thomas Alexandre Dumas, chef d’Escadron St. Georges, Tom Reiss ? Selon mon analyse pas moins de 8 citations à tort ou hors contexte, pour ne pas mentionner les fantasmes élaborés principalement basée sur les contes improbables de Dumas sur son père qui est mort quand il avait quatre ans.
Il a obtenu le prix Pulitzer. C’est la vie, n’est pas ?
Espérant que cette lettre vous trouve en bonne santé, je vous souhaite une fois de plus une saine et heureuse nouvelle année,
Gabriel
« Louise confirms the depth of her affection for Saint-Georges by placing his improvisational style on a par with her subsequent idol, Hector Berlioz. »
« Louise confirme la profondeur de son affection pour Saint-Georges en plaçant son style improvisé sur un pied d’égalité avec son idole ultérieur, Hector Berlioz ».


Ma réponse à Gabriel BANAT :
Merci Monsieur Banat pour ce message.
Je profite de cette opportunité pour vous adresser à Vous et votre épouse mes vœux les plus sincères pour cette nouvelle année.
Monsieur Delerma, William ZICK et Daniel MARCIANO sont tous les trois dans mes pensées et je leur adresse de la même manière mes souhaits les plus chaleureux pour 2014.
J’ai partager le message de Monsieur BANAT avec les lecteurs de mon Blog, me réservant d’y apporter des commentaires après traduction.
http://guadeloupeattitude.blog.lemonde.fr/2014/01/19/des-nouvelles-de-notre-ami-gabriel-banat-qui-travaille-sur-ses-memoires/
Amitiés
Jean-Claude
PS : je continue modestement en Guadeloupe à entretenir la flamme du Chevalier, et un des plus grands établissements scolaire de l’île vient d’être baptisé Lycée Chevalier de Saint-Georges. j’ai eu l’honneur de dire quelques mots et je n’ai pas manqué de parler de vous quatre en des termes les plus élogieux mais sincères.
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Jean PENSEDENT : « Merci, Jean-Claude, de nous faire profiter de ton érudition. Malheureusement, « my English is too poor » pour apprécier le contenu de la lettre ! »
Jean
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Cher Jean-Claude,
Merci pour cette communication. Bravo pour le nouveau lycée baptisé Chevalier de St-G.
Merci aussi de m’avoir cité parmi des chercheurs aussi éminents que G. Banat et Dominique de Lerma. Je ne suis pas pas un chevalier de la vérité et de l’exactitude ayant privilégié la fiction pour célébrer St-G à des fins de spectacle. Mon mérite n’est donc pas bien grand !
Jean, le compagnon de Catherine, ma fille, m’a offert le mois dernier un exemplaire de la version anglaise du livre de Tom Reiss, intitulé The Black Count.
Je l’ai lu et j’ai remarqué que Saint-Georges est maintes fois mentionné dans cet ouvrage.
Il y a en effet des inexactitudes biographiques sur St-G. Entre autres bévues, Reiss se réfère à Fougeroux de Champigneulles pour dire que Georges de Bologne était un financier du roi. Il donne une explication erronée pour justifier le titre de chevalier auquel St-G avait droit après l’achat par son père d’une charge de contrôleur ordinaire des guerres, information corroboré par un document d’archives que Pierre Bardin a exhumé.
Et pourtant P. Bardin avec G. Banat et C. Ribbe apparaissent dans ses notes et sa bibliographie. En revanche, Reiss s’appuie sur le livre de G. Banat pour parler de la Table de Marbre et de Poncet de la Grave.
Ce livre a en effet valu à T. Reiss Le Prix Pulitzer 2013 des biographies.
A. Guédé et E. Smidak ne sont pas mentionnés dans sa bibliographie.
J’espère que tu te soignes bien et que le moral est beau fixe.
All the best.
Daniel Carol
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