Etats Généreux : Un système pédagogique révolutionnaire ! le Vénézuela donne l’exemple !

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La musique comme moyen de prévention contre la pauvreté

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Au Baillif des enfants en admiration devant de vrais instruments de musique

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C´est un bon remède pour n´importe quel pays, pour n’importe quel quartier
et – honnêtement – vous êtes le mieux placé pour en faire autant chez vous !

Le Vénézuela développe depuis de nombreuses années un plan social qui place l’éducation musicale, l’apprentissage et la pratique d’un instrument, au premier plan.

Il s’agit d’un système pédagogique révolutionnaire : la Fundacion del Estado para el Sistema de Orquestra Juvenil e Infantil de Venezuela“.

Une inititative d’état à laquelle est liée l’oeuvre visionnaire de José Antonio Abreu qui a créé le “Simon Bolivar Youth Orchestre of Venezuela” en proposant aux plus démunis et à tous les autres, dès l’âge de deux ans, la pratique de la musique classique.

Abreu fut aussi le professeur de direction d’orchestre du jeune Gustavo Dudamel qui a rejoint les classes du Sistema, à l’âge de 10 ans.

Sensibilisés à la musique, les enfants de la rue prennent conscience de leur condition, envisagent un avenir, s’impliquent par la musique, dans une perspective positive semée d’émotions et de découvertes, d’espoir et de rencontres, d’esprit de travail et de réalisation.

Musique sociale et citoyenne : musique de l’avenir.  Dans le cas du jeune Gustavo, qui fut initié à la musique par son père, tromboniste, le classique est une passion précoce : à six ans, il reçoit de sa tante la partition de la Cinquième Symphonie de Beethoven qui devient sa bible. Décortiquant, analysant, commentant chaque mouvement, il dirigeait devant ses parents, un orchestre imaginaire car la direction d’orchestre était déjà inscrite dans ses gênes.

Peut-on comprendre véritablement l’importance du phénomène vénézuélien :

« ce qui se passe (au Vénézuela) est la chose la plus importante au monde dans le domaine de la musique classique ». Et pourquoi ne se passerait-il pas aussi en Guadeloupe. Le Rotary de Basse-Terre peut témoigner de l’attente des enfants Monsieur Jean FILLIEUX. Les Etats Généraux peuvent être Généreux envers les enfants de la Guadeloupe.

Car ce programme musical, s’il est aujourd’hui défendu par les instances gouvernementales, en montrant qu’il apportait une réponse concrète à la misère et la fatalité, permet d’abord, de sauver des enfants.

A ce jour, près de 250 000 garçons et filles fréquentent les écoles de musique liées à l’activités des orchestres de jeunes. 90% d’entre eux, sont originaires de milieux socio-économiques défavorisés.

La culture et la musique pour un autre monde… et l’on se dit que la Guadeloupe qui a tant de retard dans l’éducation musicale à l’école, devrait méditer, comme tous les autres DOM, sur l’exemple qu’offe ce pays voisin où les enfants ont pris leur destin en mains… en choisissant la musique classique comme rempart à la fatalité.

Grâce à cette initiative, le Venezuela dispose d´un incroyable réseau musical : environ 1200 orchestres de jeunes, 60 orchestres d´enfants et plusieurs chorales ont été créés dans le pays, rassemblant plus de 110 000 membres. En recevant son prix à Stockholm, José Antonio Abreu a déclaré : « Un orchestre est bien plus qu´une structure artistique. Pour les musiciens, il s´agit de collaboration, de discipline commune et d’une expérience de la vie en communauté ». « Ces enfants ne feront jamais la guerre », une phrase qui prend tout son sens dans le contexte de pauvreté dans lequel grandissent beaucoup de ces enfants.

Beaucoup d´enfants des rues peuvent ainsi goûter à la confiance, à l´amitié, à la joie, combinant musique et communauté pour la première fois. D´autres ramènent la joie, l´inspiration et l´amitié dans leurs familles défavorisées, qui deviennent à leur tour un maillon de la chaîne du soutien aux orchestres. La clé de ce succès a été un changement de politique fondamental. José Antonio Abreu a aboli les structures élitistes dans le domaine de la musique. Sa vision était de combiner le travail social et la musique classique en transformant l´éducation musicale en un droit fondamental pour les enfants, quel que soit leur statut social ou financier. Les instruments sont donnés gratuitement et les membres peuvent prendre deux à trois heures de cours par jour sans rien payer. Cette initiative renforce les activités en communauté en apportant de nouvelles compétences sociales et de l´amitié.

« J´aime énormément la musique car elle remplit mon âme ! », dit un jeune homme, la main sur le coeur.

L´exemple du visionnaire Abreu a déjà inspiré d´autres pays de l´Amérique Latine et des Caraïbes. Le Mexique, la Colombie, l´Équateur, le Paraguay et la République Dominicaine ont également développé des réseaux d´orchestres sur ce modèle.

Alors Guadeloupe qu’attends-tu ? Et en cochant les catégorie de classement de ce mot, quel plaisir d’inclure Musique et Economie, éducation et enseignement, générosité et politique.  

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