Patrimoine Culturel de Haïti ! les dommages sont considérables et sans doute irrémédiables !

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Le serment des ancêtres.

Certe ce tableau a été retrouvé et sera restauré pour la seconde fois… mais tous les témoignages convergent pour affirmer que les dommages au Patrimoine culturel de Haïti sont extrèmement importants. Voici deux témoignages :

Le représentant de l’UNESCO en Haiti, Teeluck Bhuwanne a visité les débris et demeure frappé par des visions d’apocalypse : « Nous n’avons pas encore évalué tous les dégâts sur les sites culturels, mais on sait que c’est très mauvais  ».

Patrick Vilaire, un sculpteur haïtien rencontré par le New York Times, s’inquiète des pillages et des bâtiments qui menacent toujours de s’effondrer. Avec d’autres artistes, il prévoit de sécuriser les collections de manuscrits et de livres contenus dans deux maisons de Port-au-Prince, des œuvres irremplaçables documentant l’histoire et la culture d’Haiti.

Le Serment des ancêtres fut peint en 1822 par Guillaume Guillon-Lethière (1760-1830), mulâtre né en Guadeloupe d’un père colon et d’une mère esclave. Il symbolise la rencontre historique entre le chef des mulâtres de Saint-Domingue, Alexandre Pétion, et le général noir Jean-Jacques Dessalines, lieutenant de Toussaint Louverture. Les deux officiers scellèrent en novembre 1802 une alliance pour chasser les troupes françaises. Ce « serment » solennel qui devait permettre l’indépendance d’Haïti à brève échéance intervint peu après le soulèvement général des Noirs de la colonie à l’annonce du rétablissement de l’esclavage décidé à Paris.

Ce tableau fut le seul de sa carrière où Guillon-Lethière évoqua ses origines, et manifesta sa solidarité avec la jeune république noire d’Haïti, alors non encore reconnue en France. L’oeuvre connut une curieuse destinée. Il fut offert à Haïti : transporté clandestinement par son fils, il arriva à Port-au-Prince en mars 1823. Disparu depuis la fin du XIXe siècle, il fut retrouvé dans la cathédrale de la capitale haïtienne en 1991, restauré à Paris par le Louvre, avant de rentrer à Haïti en 1998.

Il a d’abord été présenté en février 1998 au musée du Louvre, qui en a assuré la restauration, puis à l’Unesco, avant d’être transféré à la Guadeloupe, terre d’origine du peintre, et exposé au Fort Delgrès du 18 avril au 28 mai. Ensuite, le tableau a rejoint la République d’Haïti, à laquelle Lethière en avait fait don en 1822. Il est déposé au Palais national.

Le catalogue de l’exposition de Basse-Terre a été publié par le Conseil général de Guadeloupe sous le titre Le Serment des ancêtres de Guillaume Guillon-Lethière, 40 pages.

Illustration : musée national, Haïti.

Mais ! car il y a un mais ! L’injustice faire à ce grand peintre français, Prix de Rome, deux fois Directeur de l’Académie Royale, Directeur de l’Académie des beaux Arts, grand ami du célèbre peintre Ingres qui est le parrain d’un de ses fils, est pratiquement invisible au Louvre, il n’est mentionné dans aucun manuel scolaire, il n’est présent dans aucune revue du musée… Voici ce qu’en pense André-Jean VIDAL

Il faut dénoncer cet ostracisme, cette imbécilité. Guillaume Guillon-Léthière, comme le fut un temps le chevalier de Saint-Georges, est simplement victime de l’obscurantisme de nos élites. On les a formatés sur quelques peintres, sculpteurs, musiciens. Après, baste. Guillon-Léthière, connaît pas ! Triste…

Que faire ? Demander à nos élus d’intervenir ? Peine perdue. Demander à nos hauts fonctionnaires d’intervenir ? Tout autant inutile.

Les uns comme les autres ne changeront pas les a priori. Il faut, comme pour le chevalier de Saint-Georges, prendre son bâton de pèlerin, ne pas lâcher prise. A chaque occasion, à chaque rencontre, inlassablement, rappeler Guillon-Léthière, dire son génie. L’imposer comme le chevalier.

Un commentaire sur “Patrimoine Culturel de Haïti ! les dommages sont considérables et sans doute irrémédiables !

  1. Il ne faut pas s’étonner si la définition Anglaise du mot Cyclone est féminine, ce n’est pas le seul mot normalement masculin qui subit le même sort (exemple, Amour est un mot masculin) qui veut dire aimer, pour certains cela serait au féminin ???

    Définition du mot cyclone : Larousse, édition originale, 1986/1988, ISBN-2-03-3201171

    Cyclone n. m. (mot angl ; du Grec Kuklos, cercle). Perturbation atmosphérique qui se manifeste par le mauvais temps, correspondant à une zone de basses pressions et constituant un vaste tourbillon autour duquel tournent des vents violents.
    Cyclone Tropical, Ouragan qui se forme sur les mers tropicales. (Syn. : Typhon)
    En réalité, le nom des événements climatiques (tempêtes ou turbulences climatiques tropicales) sont propres à chaque région. (Atlantique, Pacifique ou océan Indien) « Ouragan en Atlantique, Cyclone dans l’océan Indien et typhon dans le Pacifique ainsi que la mer de Chine et des Philippines » Peut importe le nom que l’on attribut il s’agit de tempêtes Tropicale et pas seulement. En décembre 1999 la France a été touchée par deux ouragans également en 2009 (Klaus) ces fortes tempêtes n’ont rien à voir avec les tempêtes tropicales puisque étant alimentées par des courants très froids venant du Nord et circulant normalement à très haute altitude, à une altitude de 10 KM il règne une température de l’ordre de – 50 °C, c’est cet air froid qui crée des turbulences en s’engouffrant dans les zones de basses pressions
    Je vous donne la définition du petit Larousse édité en 1948. (Que je conserve pieusement)
    Cyclone n. m. (du Grec. Kuklos, cercle). Sorte d’ouragan qui se déplace en tournoyant avec une extrême rapidité.
    Quand au mot turbulence, dans le même dictionnaire il est défini comme : nom féminin. Caractère, défaut d’une personne turbulente.
    Donc aucuns rapprochements.
    Quand à la définition donnée sur une soi-disant édition de 1907 à 1957, j’en suis désolé mais je ne trouve rien qui ressemble à la définition faite sur l’article que vous exposez. ???

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