Petit bréviaire pour visiter ou revisiter le Mémorial ACTe

J’ai visité le Memorial ACTe en Guadeloupe et je me dois de dénoncer la malhonnêteté intellectuelle de son exposition permanente. La plupart des personnages et faits présentés sont hors de propos ou altèrent carrément la vérité historique. En outre l’accent est mis sur des portions insignifiantes de la traite tandis que des épisodes majeurs sont minimisés, voire occultés. Si la mission du Memorial ACTe était de rendre hommage aux actes de résistance et à l’héroïsme du peuple noir, c’est un échec phénoménal !
D’abord j’ai trouvé inopportun de démarrer la visite avec les portraits de 4 africains qui ne sont ni des héros, ni des martyrs de la résistance. Non seulement ces 4 personnages ne présentent aucun intérêt historique mais ils font l’apologie des occidentaux qui massacrent les amérindiens. En outre, de ces portraits on retient l’idée erronée que les premiers africains à atteindre l’Amérique étaient des domestiques qui servaient les européens avec dévotion. C’est la première falsification de la visite car des africains puissants et érudits ont voyagé en Amérique des milliers d’années avant que les européens ne soient équipés de quelconques moyens de locomotion. Je n’ai pas compris non plus pourquoi tout un pan de la visite est consacré à Christophe Colomb. Si encore l’angle adopté permettait de placer cet envahisseur dans son rôle dévastateur et usurpateur mais il s’agit juste de plaquer les informations des manuels scolaires sur des écrans tactiles. Loin d’apaiser, le Memorial ACTe appuie douloureusement sur la plaie liée à la question de la réparation historique.
Ensuite le sensationnalisme du Mémorial ACTe prend constamment le pas sur la pertinence des sujets sélectionnés. Par exemple, sur un écran géant on découvre une scène de combat entre flibustiers, où des canons retentissent et des corsaires se livrent à des cascades extravagantes. La pièce est décorée avec des coffres de pirates et des pistolets d’époque. Ces éléments ont leur place dans l’attraction « pirates des caraïbes » à Disneyland mais pas dans un lieu prévu pour commémorer la mémoire des africains déportés. S’il fallait montrer un combat maritime, une mutinerie de captifs africains qui prennent le contrôle d’un navire aurait été plus appropriée.
La simulation du flux de la déportation des africains vers les Amériques et la Caraïbe pendant plus de 300 ans aurait également présentée un plus grand intérêt qu’une reproduction hollywoodienne de films de pirates. D’autant que cette simulation du commerce triangulaire a été élaborée avec précision par des historiens qui ont collecté des milliers d’archives, de journaux de bord et de livres de compte. Elle a donc toute sa place dans l’examen scientifique de ce pan du passé. En vérité, le Memorial ACTe est tel un magnifique gâteau dont la décoration et les couleurs ne suffisent pas à annuler le goût amer.

Pendant le reste du parcours on remarque un manque de clarté qui augmente dans chaque salle. Par exemple, des costumes de carnaval originaires de toute la caraïbe se juxtaposent dans une confusion de couleurs. Aucun indice sur la provenance de chacun, rien sur la symbolique des personnages. Certains costumes ont des cornes, pourquoi ? D’autres des poils, pourquoi ? Qui les portent, hommes ou femmes ? pour exprimer quelle satire de la société ? Et surtout quel est le lien de chaque costume avec l’héritage africain ? Bref j’ai traversé cette salle perplexe avec le sentiment d’un exotisme ostentatoire qui relève plus d’une attraction à touristes de croisière que d’un hommage à la reconstruction d’une identité plurielle.

Il en va de même avec un coin où on découvre des tambours de formes et de tailles diverses sans aucune précision sur leurs noms, leurs lieux d’origine, ou leur utilisation : religieuse, cérémoniale, instruments du passé ou au contraire fortement ancrés dans la société moderne? Je trouve absurde qu’avec un budget de 83 millions d’euros le Memorial ACTe n’ait pas investit dans quelques étiquettes qui donneraient du sens au contenu de son exposition.
Et au-delà de ces négligences, les inepties se succèdent dans les 38 sections de l’exposition. Parmi les plus frappantes qui ne trouvent aucun écho dans les faits scientifiques et historiques se trouvent la reproduction d’une case d’esclave avec un lit surélevé et un matelas. On se demande pourquoi autant de captifs africains ont fui un tel confort et préféré mener une vie de marronnage dangereuse et pénible ! Les dessins animés présentés dans une salle type home-cinéma véhiculent des notions stéréotypées de jalousie entre noirs, de servitude souhaitée et de rivalités exacerbées entre femmes pour plaire au maître. Au lieu d’éloigner nos enfants de ces constructions mentales mensongères et de présenter des reconstitutions fidèles, le Memorial ACTe soutient les fantasmes esclavagistes.

Quant à la résistance de nos ancêtres, elle est complètement survolée. Le nom de Zumbi Dos Palmares apparaît furtivement mais aucun détail sur son parcours et sur la lutte qu’il a mené. Aucune mention des autres héros de la résistance. Même le destin de Toussaint Louverture est passé sous silence alors qu’il a libéré la première nation noire de la Caraïbe. Le Memorial ACTe tente de couvrir une plaie avec un joli sparadrap sans la traiter. Mais ce n’est pas parce qu’on masque une blessure qu’elle fait moins mal.
Malheureusement ce qui m’a profondément dérangé ne s’arrête pas là. Une frise chronologique présente des exemples d’esclavage qui existaient préalablement en Asie, en Orient et en Afrique. Cette frise apporte une circonstance atténuante aux responsables de la traite négrière avec le célèbre argument « nous n’avons rien apporté de nouveau, l’esclavage existait déjà ». Il est indispensable de préciser que les esclavages préexistants étaient différents tant dans les conditions que dans le traitement. La condition d’esclave ne se transmettait pas automatiquement de parent à enfant, l’émancipation était courante, la torture, le viol et la mise à mort n’était pas légalisée, les esclaves n’étaient pas considérés comme du mobilier. C’est tout à fait abject de mettre sur le même plan des systèmes qui ont des fondements différents. Cette frise conduit les visiteurs non avertis à un amalgame lourd de conséquence. Dans un lieu qui est censé briller d’une vérité sans compromis c’est INADMISSIBLE !

Et les idées erronées de la sorte jonchent tout le parcours ! Comme pour l’affichage du nombre de 13 millions de victimes. C’est la seule donnée chiffrée présentée dans l’exposition concernant l’impact humain. Or, on ne peut le réduire seulement aux esclaves vendus en Amérique et dans la Caraïbe. W.E.B. Dubois, sociologue et historien américain a inclus toutes les victimes collatérales, c’est-à-dire celles qui sont mortes en résistant à la capture en Afrique et celles qui n’ont pas survécu aux conditions de détention dans les forts ou au transport dans les cales des bateaux. En ajoutant ces victimes collatérales, W.E.B Dubois totalise environ 100 millions d’africains. Concernant un tel massacre, on ne peut choisir avec désinvolture le seul chiffre présenté au grand public !
Lorsqu’on poursuit dans la salle des abolitionnistes, 5 d’entre eux sur 6 sont blancs. Ils ont griffonné quelques mots emplis de compassion depuis leur confort européen et hop ils ont droit à des portraits gigantesques au Memorial Acte ! En revanche les héros des insurrections dans les plantations n’ont aucune mention nulle part, les courageux marrons qui ont lutté activement sur le terrain pour reconquérir leur liberté et faire évader des compatriotes n’ont aucune mention nulle part.

Et comment ne pas remarquer un favoritisme accordé aux colonisateurs lorsque des blancs ont droit à des portraits gigantesques aux Memorial ACTe et que les révolutionnaires afro-américains qui ont milité pour les droits civiques ont juste de minuscules photos sans mentions biographiques. Si les visiteurs connaissent les idéaux d’Angela Davis ou de Martin Luther King tant mieux, sinon ce n’est pas au Memorial Acte qu’ils les découvriront.

Mon écoeurement a atteint son paroxysme lorsque je suis arrivée devant la place allouée au culte de la franc-maçonnerie. On y observe un trône imposant entouré de tous les symboles ésotériques franc-maçons. Quelle pertinence avec les combats méritants de nos ancêtres? Un texte veut nous faire croire que du haut leur fortune indécente, certains franc-maçons purement altruistes auraient joué un rôle déterminant dans l’abolition de l’esclavage. Les véritables abolitionnistes sont Boni, Simon, Pompé et Jertrud en Guyane, Solitude, Delgres et Ignace en Guadeloupe, Héva et Ansaing à la Réunion, Dandara et Zumbi au Brésil, Kwaku au Surinam, Cuffy au Guyana, Gaspar Yanga au Mexique, Mackandal à St Domingue, Bookman et Dessalines à Haïti, Nanny, Cudjoe, Paul Bogle et Sam Sharpe en Jamaïque, Bussa à la Barbade, Tula Rigaud à Curaçao, Markus à St Kitts, Nat Turner et Harriet Tubman aux États-Unis ou encore Soundiata Keita au Mali. Tous sont africains ou afro-descendants, aucun d’entre eux n’est abordé au Memorial mais la loge maçonnique a son autel ! La mascarade est flagrante ! C’est une succession de supercheries qui s’égrènent du début à la fin de l’exposition. Je suis ressortie affligée. J’avais des attentes trop ambitieuses pour un projet financé par le camp des bourreaux. Une fois de plus notre histoire est contournée mais notre peuple ne se résigne jamais ! Notre génération mène actuellement une énorme révolution qui va neutraliser ces exactions psychologiques ! Nous vaincrons ces chaînes mentales comme nous avons vaincu les chaînes aux poignets et aux chevilles en 1848 !
Safia EnjoyLife
Safia Enjoylife, connue en tant qu’humoriste, est avant tout une guyanaise passionnée d’histoire. Diplômée d’un master en « langues, littératures
interculturelles et civilisations », Safia s’est orientée très tôt vers l’histoire de l’Afrique et de la diaspora noire. Au fil de ses lectures et de ses voyages, son
intérêt pour le sujet a évolué en véritable passion. Elle a d’ailleurs consacré son mémoire universitaire à la résistance à l’esclavage. Safia a également effectué un séjour de 2 ans au cœur de la communauté N’djuka à Grand Santi afin d’approfondir ses connaissances sur les résistants africains. Désormais Safia partage son savoir via la page instagram @grandeurnoire et elle tient des conférences qui réhabilitent le passé grandiose de l’Afrique et qui valorisent les diverses sociétés noires contemporaines.
Je partage tout à fait
Le CONSTAT, suite à votre visite, dénoncer cette supercherie qui n’est en fait qu’un outil touristique, créé avec de l’argent public, selon la volonté des Francs-maçons, traites à la cause et falsificateurs de l’histoire….. Mérite une large diffusion.
Quand aux pseudo- responsables culturel de la Mairie qui organise des voyages et fière de mettre dans leur programme.. » La visite du pseudo Mémorial » devraient s’informer et être à la hauteur, c’est à dire… ne pas répéter comme des ‘Jacots’ ou braire comme des ânes.
Merci pour Votre travail qui consiste à RETABLIR la vérité, n’en déplaise à certains.
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Bonjour
Je vais courir visiter ce mémorial et dire aussi ce que j’en pense.
Il me semble que c’est un lieu de mémoire, c’est à dire où chacun est mis devant une atrocité historique.
Cet exposé qui nous est donné est un point de vue respectable, mais UN point de vue. Il y en a des milliers d’autres.
Cette jeune fille privilégié fait commerce de ses points de vue et c’est un choix. On le respecte. Mais il me semble que lorsqu’on touche un public il faut se montrer bien davantage prête à la discussion constructive; or on ne sens que du mépris envers ceux qui essaient de faire de ce lieu une monstration . Car un Mémorial est un lieu de mémoire qui montre un fait condamnable aux yeux de l’humanité.
Ensuite dans tout exposé il y a une thèse, une antithèse et une conclusion très ouverte.
Or ici il n’y a que des sentences.
Il me semble qu’on pouvait construire une publication en disant tout ce qui ne va pas, comme ça a été fait, puis en disant ce qui est positif et enfin en proposant des corrections , des retraits et des ajouts.
Donc le ton péremptoire n’est pas de mise, C’est plutôt une erreur.
Avec un peu de temps la sagesse viendra pour cette jeune conférencière.
Malgré le coût de cet édifice la Guadeloupe doit être fière car ce n’est qu’un point de depart d’un projet qui vise à faire briller la Guadeloupe dans le monde.
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Bonjour,
Avec tout le respect, c’est plutôt votre commentaire qui est teinté de mépris. Quant au ton péremptoire, on le retrouve surtout dans votre façon de critiquer le texte de Safia : « il faut se montrer bien davantage prête à la discussion constructive ». Son point de vue relaté dans ce texte n’est-il pas justement le point de départ d’une discussion constructive, si tant est qu’on puisse apporter des arguments contradictoires aux siens ? Or, à part lui reprocher de ne pas avoir reproduit le schéma thèse/antithèse/synthèse appris à l’école de la république, vous ne donnez vous-même aucun argument allant à l’encontre des siens, certes à charge, mais fortement pertinents et documentés. Nous attendrons donc que vous visitiez le mémorial et que vous écriviez à votre tour votre ressenti, arguments à l’appui.
Vous dites par ailleurs qu’il existe des milliers de points de vue « respectables ». C’est peut-être vrai, mais lorsqu’un musée qui est censé commémorer les victimes d’une atrocité, donne principalement le point de vue de l’agresseur et tente de minimiser ses méfaits (dont on a un exemple dans un commentaire ci-dessus, qui détaille les crimes de christophe colomb et ses accolytes), il y a de quoi se poser de sérieuses questions sur l’intention pédagogique d’un tel musée.
Bien à vous
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Sur certains points je suis d’accord avec vous et votre analyse peut être perçue comme pertinente.
Connaissez-vous le code noir si oui, il dit quoi à propos des esclaves : meubles.
Ignace oh là là le rétablissement de l’esclavage est passé un peu par lui même si il recevait des ordres… Avant l’émancipation, tout enfant né d’esclaves était esclave sauf cas exceptionnel d’enfant du maître et encore. Je vous invite à consulter certaines archives de vrais historiens sur cette période en Guadeloupe!
Et alors qu elles sont vos propositions pour un Mémorial Acte tel que vous le voyez?
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Merci pour avoir dénoncé ces errements et aises que certains ont pris avec la vérité historique.
À ceux qui crachent leur honteux venin l’histoire a toujours écrite par les vainqueurs et nombreux dans les rangs des vaincus pour leur dresser la table.
Merci pour ce moment de pure révélation et de démystification.
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comment peut on approuver sans avoir mis les pieds?
Il y a des erreurs certes mais il y a aussi du positif.
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Après avoir visité cet établissement, quasiment au pas de charge, j’ai été également très déçu. J’ai eu l’occasion de relater ma visite sur une radio (jam fm). Au pas de charge, car la première salle, où on fait dire à ces quatre Africains qu’ils ont cautionné le crime, ne comporte aucune chaise ou tabouret, il en est de même pour pratiquement l’ensemble des salles. Autre chose l’usage d’appareil photo ou de tout autre appareil permettant même une prise de son est prohibé.
Si i bon di i bon, la I pa bon et Safia a parfaitement pointé les incohérences et je lui en remercie. A chacun son boulot.
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SAUF ERREUR DE MA PART ….La jolie dame qui s’exprime a oublié de citer parmi les abolitionnistes ceux de Martinique et je ne sais pas si dans notre petite Ile de Martinique celà nous fait plaisir…
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Tout travail scientifique est fondé sur une idée de départ, et celle du Mémorial ACTe n’y échappe pas. Tout n’est peut-être pas dit ou fait comme vous l’espériez, et votre éclairage nous le montre.
C’est une autre thèse scientifique que vous nous amenez.
Comme je l’ai indiqué dans mon post plus haut, je comprends mieux ce qui me gênait lors de ma visite.
Le Mémorial Acte doit rester un relais de notre histoire, de notre patrimoine et peut-être que votre éclairage changera leur façon de nous instruire, si vous dialoguez avec eux. Est-ce déjà fait? D’ou Peut-être le mot supercherie
Merci à vous Sofia Enjoylife.
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Viys avez parlé de Delgres. Vous avez oublié de mentionner qu’il était Martiniquais. Sinon, tout ce que voys avez écrit est très intéressant. Et espérons que les décideurs du Mémorial act feront amende honorable.
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Entendre parler du gigantisme du Memorial Act sur un si petit territoire m’a interpellée. Il est surprenant que ceux qui se disent Guadeloupeens aient pu croire un instant que ce monument ait pu être construit et à cette place dans un but autre que celui d’étaler la puissance d’un État français qui fait perdurer son mépris pour ceux qu’il maintient sous un esclavage à peine voilé.
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Bonjour
Pour ma part je n’ai pas eu l’occasion d’y aller mais du peu que j’ai pu avoir en retour de ce qui ont visité je sais qu’il y a une manipulation mentale afin Aliéniez encore plus Les ignorants
Je tiens à vous remercier pour votre développement très enrichissant
Mais c’est à nous as prendre les choses en main et de créer notre propre musée de l’histoire afro caribéenne et américaine
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Bonjour
Pour ma part je n’ai pas eu l’occasion d’y aller mais du peu que j’ai pu avoir en retour de ce qui ont visité je sais qu’il y a une manipulation mentale afin Aliéniez encore plus Les ignorants
Je tiens à vous remercier pour votre développement très enrichissant
Mais c’est à nous as prendre les choses en main et de créer notre propre musée de l’histoire afro caribéenne et américaine
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On est d’accord ou pas… ceci dit ça semble aberrant tout de même.
À chacun son regard et son ressenti après avoir lu tout ce que Safia dénonce. Je n’ai pas visité le musée mais s’il s’avère que les différentes critiques et dénonciations sont vraies, je trouve cela vraiment dommage.
Il faut savoir que bien avant Safia des historiens ont en parlé, je vous propose de regarder « Aux racines de l’histoire africaine et la supercherie du Memorial Act » c’est sur Youtube, d’ailleurs j’ai eu l’impression de lire le même historien en lisant Safia. Vous verrez que ça ne laisse pas indifférent tout de même…
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L’histoire n’est d’aucun temps ni d’aucun pays.
Si l’angle choisi pour montrer les choses au MACT ne vous convient pas, rien ne vous oblige à y retourner.
Votre point de vue n’en saurait être érigé en vérité absolue !
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Carton rouge pour » chouette » pas besoin de contrôle vidéo pour vous expulser du terrain de l’échange constructif. vous êtes suspendu pour les 2 prochains matchs. personnellement je voterais pour une suspension jusqu’à la reconnaissance de l’incongruité de votre propos.
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Bonjour, critiques très honorable, surtout lorsqu’il s’agit, d’une période mondiale durant 400 années, ou des hommes et des femmes ainsi que leurs enfants. Ont été maltraités par tout les moyens possibles !!! Durant toute ces années, et nous ignorant encore la monstruosité de cette terrible évènement. Des actes immondes qui ont été commis par c’est colons qu’il soit homme ou femme ou enfant !! À qui leur était donné le droit humilié de faire ce qu’ils désire, sans morale ni lois envers ces personnes qu’ils soient amérindiens ou africains. l’esclavage représentait plus 70% de l’économie mondiale, à cette époque. 400 années à travers des continents différents, on imagine pas tous qui à pu être commis !! Aujourd’hui ils nous pondent, un bâtiment, avec quelques images de personnages et quelques tambours (façon de parlé). 400 années d’esclavages transmis de père en fils, Aujourd’hui 2018 nous savons pas qui nous sommes ni d’où nous venons, nous portons un nom de famille qui nous appartient pas. Toute les classes politiques actuelles descendante d’esclaves sont francs-maçons qu’il soit en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion Haïti etc, ce sont des noirs déguisé… c’est normal qu’il se servent de ce type de personnes pour faire passer leur message. Le seul bâtiment qu’il nous laisse comme mémoire était celui-ci alors !! Et à la fin du parcours de ce bâtiment, comme elle nous lexplique en tombe sur quoi ? Une pièce franc-maçonne, expliquant qu’ils ont joué un rôle pour l’abolition de l’esclavage.. Arrêtant les connerie, c’est fini, et merci à la fille Safia, pour son courage car ont ne peu pas laisser sa sans rien dire, le mérite est pour elle car j’ai entendu personne sur sa, même mo ! Mo pa té au courant di sa, mais que les Guadeloupeens ne se sentent pas stigmatiser, car se n’est pas le peuple. mais les élus !!! , se sont pires que des traîtres c’est gens là. Ils te font croire qu’ils sont plus savant que toi, et finalement à Yé.. ka By.. Cé colon a toute.. Même nou istwè yé ka by li, to komprann. Et sa, ki yé en Gwiyane, Gwadloup, Matinik, Réunion, Haïti etc.. Bien gadé yé vizaj pass à yé.. ki gain pou péyé sa.. Alors tout ce qui dise.. oui tu as oublié tel ou tel personne de l’histoire, sachez que se n’est rien, car il y eu tellement de personnes et d’union pour contré ce mal occidentale.. Qu’on ne pourrai les compté, mais quand nos archives sont détenue par la franc-maçonnerie, dont se sont des descendant esclave même, qui detiennes les clefs, cela donne sa… Merci pour ta note , je ne pensais pas écrire autant, mais entant que descendant d’esclaves voicie mon point de vu.. Merci
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Merci, pour cet eclairage Safia.
Comme l’on dit d’autre avant moi, l’histoire est écrite par les vainqueurs, et ceux ci ne se « denigrerons » pas pour la vérité historique… L’histoire des noirs et de la traite n’échappe pas à cette règle.
Avant même sa construction j’imaginais déjà la situation actuelle. De plus il existait dans ma jeunesse (plus de 30 ans) un musée de l’eclavage en Guadeloupe en région basse terre bien documenté et respectant les vérités historiques dans leur côté positif comme négatif. Qu’est il devenue ? Pour moi le point positif de ce mémorial act, c’est la venu du reverant Jessi Jackson en Guadeloupe. A part sa, je me rend compte qu’il nous divise encore un peu plus. Ce mémorial act me fait penser à la vision occidentaliste de leur origines qu’on les noirs descendant d’esclave, qui n’ont pas fais l’effort de se réapproprier leur propre histoire et se retrouve donc avec de profondes aliénations.
Il est temps que la vérité, les faits, sois rétabli dans toute leur dimensions.
Je visiterai ce mémorial à mon prochain passage en Guadeloupe pour m’en faire ma propre idée. Mais comme pour la « Pointe Lynch » en Martinique ou le culte voué à Victor schoelcher, il y a de aberrations qui doivent être pointées du doigt !
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Je partage l’avis de Teddy
18 août 2018
Je suis très étonné de cette critique alors que beaucoup d’historien sont passés par là( ont visité) . je ne suis pas historien mais lorsque j’ai visité cet édifice je n’ai vu qu’un acte pedagogique. Il permet à mon avis de voir autrement ce qui est présenté dans les manuels(ce qui est dit dans ce discours). Cette historienne a sa vision et ceux qui ont fait le lieux ont la leur. Pour ce qui est de l’argumentation il y a du bon comme du moins bon quant à certaines démonstration qui ne tiennent que sur un avis personnel. On peut critiquer mais je pense que ce musé propose quelque chose et que on peut l’améliorer sans tout jeter.
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surprenant que GWADA et sOn peuple se sOient fait prendre dans ce « jeu » malsain
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Bonjour à tous et surtout bonjour à cette magnifique narratrice.
Merci pour cette analyse, pleins de rappels historiques et véridiques, emprunts d’émotions. Je me faisais une joie d’y emmener mes enfants mais tant que certaines aberrations ne seront pas corrigées nous regarderons cet exposition sous l’angle que vous avez abordé. J’ai d’ailleurs fait lire à mes enfants et proches cette analyse et encourage tous ceux qui veulent voir la vérité établie à le faire, à s’instruire et à continuer le combat pour laisser notre culture notre histoire aux enfants de nos enfants.
Encore merci, Dieu vous bénisse
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Bonsoir, j ai lu tes critiques sur le memorial, je l ai visité donc je vois de quoi tu parles sans pour autant être aussi avisé que toi sur le sujet, je pense juste que le mémorial malgré toutes ses erreurs et ses manquements aussi graves qu elles puissent être, à le mérite d exister après je pense que si il y a des énormités ça serait bien qu ils les corrigent, maintenant si il n existait pas on aurait aussi des critiques sur le fait que l esclavage est le grand oublié de l histoire donc toutes critiques restent constructives pour faire avancer ce lieu vers plus de cohérence et de respect de l histoire.
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« Bonne réflexion et critiques justifiees »
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Il faut regarder les choses en face c’est encore une démonstration de la façon détourner de ce moquer de la résistance de nos parents esclaves,comme toujours.Après on est étonner que nos enfants soit violant ou ce manque de respect entrée eux tous cela par manque de savoir.Du vrai savoir..
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Cependant que disent et pensent les Politichiens de la Guadeloupe ?? On n’a même pas évoqué le prix d’entrée…Enfin !!
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Bonjour, comme beaucoup d’autres je ne suis pas allé encore visiter ce musée, je débute dans le travail de mémoire ! Maintenant je pense aussi que l’histoire est écrite par les vainqueurs ! Cette excellente analyse le montre mais les vainqueurs sont ils les seuls coupables ? Ou sommes nous ? Que faisons nous ? Sommes nous vraiment une communauté ? Sommes nous vraiment soudés au point d’être fort? Pourquoi est ce l’état qui finance ce projet? Le droit à la réparation ne s’est jamais obtenu facilement, et à tous niveaux,social,politique,local, et expatrié, nous ne nous occupons que de notre quotidien,de nos petites histoires individuelles,comme vous j’ai hésité à écrire car après l’émotion on retrouve son train train ki sa où le fe? La vie k a continué… mais cette histoire ne serait jamais arrivée à une communauté forte. Je n’ai pas besoin d’un musée pour savoir que je suis originaire d’un peuple esclave, aujourd’hui je fais partie d’un peuple soumis…interrogeons nous sur ce que l’on apporte à la communauté, comment sommes nous vu? On m’a toujours appris que dans ce monde il faudrait faire 2 fois mieux que les autres pour obtenir la même chose… et l’actualite montre trop souvent que nous n’arrivons même pas à son niveau !!! bien sûr que l’etat n’allait pas se « flageller « !!surtout que dans ce dossier il n’y a personne en face!
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Merci pour cette belle lecture sur ces erreurs ce qui nous apprend d’avantage mais ne pas oublier aussi notre grande Lumina Sophie dite Surprise qui à mener un combat formidable à la Martinique
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Merci pour cette belle lecture je n’ai pas eu l’occasion d’aller visiter cet endroit j’espère
Que les erreurs seront rectifiés vous nous avez apprit d’avantage mais ne pas oublier aussi notre grande Lumina Sophie dite Surprise qui à mener un combat formidable à la Martinique.
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Bonjour Safya,
Il y a quelques mois une sœur m’a dit bcp de bien de toi et a vivement souhaité que l’on t’invite en Martinique. C’est elle qui m’a encore signalé ce superbe article. Merci de l’avoir écrit…!
Une critique similaire avait été déjà faite par une dame ayant participé aux toutes premières visites publiques après l’inauguration du machin…
Des militants Guadeloupéens avaient alerté le comité scientifique sur les supercheries de la scénographie et subterfuges narratifs. Certains de ces militants m’avaient invité à une rencontre avec le dit comité scientifique après une visite du chantier de construction. Étaient présents messieurs L’étang et Reinette. Ceux avaient peu apprécié mes inquiétudes sur le risque d’un Disneyland mémoriel auquel exposaient certains choix qu’ils avaient opérés…
En 2016, le numéro 39 du magazine RACINES, trimestriel publié par l’association éponyme, celle là même qui m’avait invité un ou deux ans auparavant, proposait une critique très circonstanciée du MActe avec des suggestions précises demeurées à ce jour lettres mortes…
Bref les alertes ont commencé en Guadeloupe même bien longtemps avant la fin des travaux de construction et de poursuivent comme ici. La critique n’est pas si facile que ça ; encore moins pour l’écrasante majorité des nôtres ne connaissant rien de cette histoire escamotée par l’école…
Nota : en 2010, j’ai publié « Traités négrières » – Critique afrocentrée d’une negrophobe académique » aux éditions ANIBWE.
Quelques années plus tôt, le Doyen Bwemba BONG avait publié : « Quand l’Africain était l’or noir de l’Europe »…
Ces publications sont parmi les premières en Français qui contestent très âprement le discours historiographique euroncentriste omniprésent en France et évidemment célébré au MaCTE…
Vie, Force, Succès à Safya!
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Bonjour
Par curiosité j’ai pu visiter le mémorial Acte et je partage votre point de vue.
Je vais ajouter qu’au niveau de la Culture bèlè (Martinique) à aucun moment on ne parle des grands maîtres du bèlè comme tu Emile Ti Raoul Grivalliers etc. Mais fait référence à des intellectuels qui n’ont pas leur place là.C’est de l’opportunisme
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C’est bien d’informer le plus grand nombre d’Africains de Guadeloupe… Cependant pour ma part , pas besoin d’un monument ou d’un musée pour connaître mon histoire et mes # origines.. J’avais 13 ans aux années 1970 et , je lisais la revue Africaine # Bingo… Cela doit dire des choses à ceux qui ont déjà plus de 60ans.. Cela m’est arrivé de demander à mes parents # le pourquoi les statues dans les églises catholiques étaient toutes blanches..Dans une commune comme Anse Bertrand où tout le monde était Africain , à part 3 gendarmes Européens.. Enfin ! Suite à cette réflexion , j’ai laissé cette religion car , je voyais qu’on me mentait… Toutefois aujourd’hui , je me demande si il y a des historiens et penseurs en Guadeloupe pour # Cautionner # ce bâtiment dit # Mémorial Acte…!! Mémoire de que acte ???
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J’ai visite le MACTe en 2015 apres 2 mois inauguration et en 2018 toujours accompagnée d’adolescents….Vos remarques sont pertinentes dans leur ensemble. Je ne suis passée historienne mais j’ai bcp lu sur la période esclagiste. Par ailleurs j’ai également visité Goree au Sénégal plusieurs fois et le musee attenant .m’ accueil était assuré par Mr N’DAYE Joseph décédé qui etait un puits de savoir. ..sûr cette île et dans la maison des esclaves l’emotion est profonde et ne laisse personne indifférent. Le MACTe est un immense décor, couteux .
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Après cette lecture forte et passionnante, je crois que je ne visiterai pas cette mascarade. Par contre j’aurai bien aimé une réponse à vos observations par Victorin Lurel, s’il a le même regard que vous. Je me souviens sans me rappeler du patronyme de cette femme qui a été en opposition constante à la construction de cet ouvrage, elle disait que les sommes employées auraient mieux servies à autre chose de + positive pour le pays! L’espace où se trouve cet édifice, lors d’un cyclone ou raz marrée le musée est-t-il protégé pour ne pas être envahi par la montée des eaux?
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http://jocelynvalton.blogspot.com/2016/01/memorialacte-art-memoire-esclavage-la.html
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Je n’ai pas encore visiter le Mémorial Acte de Guadeloupe. Ceci ne m’empêche pas de penser, suite à la lecture de l’analyse de cette historienne que lorsque l’on fait le choix politique, intellectuel,antropologique donc culturel d’élever un lieu de mémoire aussi important, nécesaire voir indispensable pour le »deformatage » de la mémoire collective imposée et entretenue cyniquement, subtilement par les esclavagistes et leurs descendants, nous devrions avoir le devoir sacré de se coller à la vérité.
D’autant qu’il me semble que la construction d’un tel ouvrage répond a un besoin d’émancipation intellectuelle.
Le comité scientifique qui à présidé a cet oeuvre a t’il failli ou est-ce délibéré, pour avoir passer a côté de tant de larcune? Qui le dirigeait?
Même si comme l’a dit l’un des intervenants, chaque historien a sa propre analyse, n’empêche que la recherche ainsi que la restitution de l’histoire répond a des protocoles de vérités incontournables.
Seront- nous aussi comme eux? Ceux qui ont et ne cessent de falsifier les faits et l’histoire. Les maitres et leurs descendants.
Qu’avons nous a y gagner? Si nous perpetrons la falsifications a nos dépends?
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je n’ai pas eu de doute sur la supercherie se bloc a servi a dilapider des euro qui aurais mu servir au peuple un vrai hopital entre autre et non enrichir des interet exterieure le colonisateur
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Quand j’ai visité le Macte, j’en suis ressorti insatisfait. Je n’avais pas remarqué autant de détail que vous, mais j’étais particulièrement peiné d’une si médiocre exposition en termes de connaissance… C’était 4 mois après l’ouverture, mais visiblement, rien n’a changé. Dommage. J’étais navré du résultat car la compréhension et l’émotion n’était pas ou peu là, en tout cas, bien en deçà de ce que j’ai pu ressentir sur l’île de Gorée à Dakar en visitant le fort (qui à l’évidence n’avait pas ou peu de moyen pour fonctionner et qui m’a bouleversé).
Cet argent aurait été mieux investi dans les écoles et collèges de Guadeloupe…
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Le Mémorial ACTE est par essence un lieu de mémoires. Laissons à chacun et chacune le traverser avec son esprit critique. Pour celles et ceux qui en manqueraient, je crois encore en l’école de la république colonialiste a défaut d’éducation parentale. Pour ce qui est de la vérité vraie absolue et indiscutable, les penseurs colonialistes nous enseignent qu’elle n’existe pas! Enfin, je ne vois pas comment construire un avenir plein de promesses et de réalisations concrètes avec des réflexions issues d’un mode de pensées aussi fermé plutôt enclin à intellectualiser la moindre image ou représentation du passé. Ceci inévitablement nous éloigne des préoccupations quotidiennes d’une majorité de Guadeloupéens. Pour conclure, je ne suis pas d’origine africaine, sauf à dire que chacun à la même ancêtre Lucie. Je suis guadeloupéenne. Je ne suis pas noire comme une majorité d’entre nous, mais métisse…
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Bravo madame très bonne explication je m’y retrouve merci
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Partager notre histoire est difficile quelque soit notre origine et conviction.ce qui importe est d’en parler et de faire évoluer toutes les mentalités .le macte est édifiant utile et surtout ouvert à tous.Rien ne nous empêche de continuer à l enrichir et a le valoriser avec nos cônnaissances .nous sommes tous concernés par ce qui ressort.
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Bonjour
Pour ma part , en lisant cet article j’ai appris pas mal de choses j’ai également visité ce musée une fois je suis ressortie sans aucune émotion
Pour moi , on avait plus besoin d’un hôpital que ce musée les événements du chu m’ont donné raison.
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Bonsoir, j’apprécie votre courage en émettant votre opinion. J’avoue que plusieurs aspects des commentaires au MA m’ont laissée perplexe. En revanche vous auriez pu donner un avis sur l’architecture, peu banale tout de même. Avait-on déjà corrigé l’aberration sur l’écran de la première salle concernant Christophe Colomb « premier noir… » sic!!!’ ?Je vous rejoins sur l’insuffisance d’infos sur la première république négresse de Palmares dans la capitainerie de Pernambuco et son chef Zumbi. Certaines salles sont bien décorées mais manquent de commentaires approfondis parfois. Mais surtout quel a été l’intérêt de placer Bob Marley dans la salle de photographies de représentants politiques et chefs d’état sans tri par rapport à leur importance pour l’évolution ou dégradation de l’image du monde nègre, en particulier tant en Afrique equ’ailleurs dans le monde. En revanche, nous devons être reconnaissants que cet espace amène chacun à plus d’humanité quelles que soient ses origines et sa couleur de peau, ce qui compte c’est l’âme humaine et son esprit qui doit lui dire « plus jamais l’homme ne devrait s’acharner à dépouiller l’homme de son essence profonde » Quant à la salle présentant la franc maçonnerie, c’est incongru et c’est occulter leur rôle ancien et actuel. Que vive plutôt dans nos têtes que le respect c’est l’Humanisme.
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Bonjour à vous et merci pour cette analyse critique pertinente et nécessaire car on nous a toujours caché ou détourné notre vraie histoire. Il y a heureusement d’autres chercheurs, historiens et autres de votre trempe qui font de leur mieux pour mettre à l’endroit notre histoire qu’ils ont mis à l’envers. Un magazine trimestriel Guadeloupéen conscience et culture negre numéro 39 nommé : . » Racines » de mai, juin, juillet 2016 dénonce comme vous les errements de ce mémorial acte et propose des rectifications. Je pense que les Guadeloupéens et tous autres personnes intéressées et blessés par tout ça devaient s’emparer de toutes ces recherches critiques faire une grosse pétition au comité scientifique du mémorial act ainsi qu’au ministère de la culture pour faire changer ce qui ne va pas dans ce mémorial quitte à se mettre dans la rue par plusieurs milliers si nous ne sommes pas entendus et qu’on continue à se moquer de nous. C’est de cette façon qu’on leur fera revenir au respect de la vérité historique et surtout au respect de nos ancêtres martyrs et résistants qui seraient fiers de nous car je ne pense pas qu’ils soient contents de ce traitement.
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Bonjour. Vous utilisez des mots forts tels que « inepties », « abject » ou « inadmissible » dans votre article… Si votre point de vue a le mérite d’exister, comme le Mémorial ACTe, il n’est pas dénué de faiblesses, comme le Memorial ACTe. Pour commencer votre critique, vous trouvez inopportun que la visite débute par le portait de « 4 africains qui ne sont ni des héros, ni des martyrs de la résistance ». Toute personne logique et de bonne foi admettra que l’esclavage a été la déportation de PERSONNES et non de personnalités ! Donc plutôt qu’inopportun, je trouve au contraire pertinent qu’une exposition sur un crime collectif commence par des anonymes et non des héros…
De plus, vous évoquez des africains érudits et puissants qui auraient foulé le sol américain DES milliers d’années auparavant… Moi aussi je peux énoncer cette phrase. Quelles preuves? De qui parlez-vous, quels peuples, à quelle date, même approximative, par quels moyens, dans quel but, quelles traces de cela? Votre documentation si étayée est bien vague sur ce point.
Sur la question des costumes de Carnaval, des tambours et d’autres aspects abordés dans l’exposition, empressée que vous deviez être de préparer votre article à charge, vous n’avez sûrement pas dû trouver le temps d’appuyer sur les écrans tactiles qui n’étaient pas que décoratifs mais offraient des notices informatives et/ou explicatives tout-à-fait éclairantes.
« le destin de Toussaint Louverture est passé sous silence », dîtes-vous? Totalement FAUX : il y a un espace dédié à Haïti où l’on développe cette histoire de la 1ère nation noire, en citant Louverture, Dessaline et autre Christophe. Vous ne l’avez pas vu?
Vous affirmez qu’il n’y a pas de mentions de héros de la résistance, une fois encore c’est FAUX, la bataille de la Guadeloupe par exemple est abordée en expliquant bien le rôle de Delgrès ou Ignace !
Visiblement on n’insiste pas suffisamment à votre goût sur les Afros-Américains… Quoi de plus normal étant donné qu’il ne s’agit pas d’une exposition sur la ségrégation raciale aux Etats-Unis… Et malgré cela, cette dimension américaine n’est pas survolée comme vous le prétendez.
Alors certes, le Memorial ACTe n’est pas parfait, comme votre article, mais c’est un lieu dont la documentation authentique (visualisation du Code Noir, nombreux objets d’époque…) et la large ambition (visée universelle de l’esclavage, volonté d’aborder des thèmes directement liés ou adjacents tels que le mouvement littéraire de la Négritude pour ne citer que cet exemple) offrent une bonne contextualisation de ce « phénomène » historique qu’est l’esclavage.
Enfin, je voudrais rappeler qu’un musée est un outil de vulgarisation et non de spécialisation ou d’érudition. En ce sens, le Memorial ACTe atteint son objectif, et s’il y manque des éléments plus pointus, ceux-ci trouveraient largement leur place dans d’autres espaces, notamment universitaires.
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J’ apprécie l’argumentation de Safia Enjoylife!
Cependant je l’assimile à une critique acerbe et négative.
Pourquoi madame n’aurait pas participé lors des réflexions et mises en place des symboles, vestiges et commentaires sur l’histoire de nos ancêtres et opppresseurs? Ne serait-ce pas la resultante de l’implantation du Mémorial ACTe en Guadeloupe et pas en Guyane ou à la Martinique ?
La Guyane n’est ni Guyanaise, ni française, mais aujourd’hui Européenne.
L’agriculture Guyanaise est le fruit du travail des Mongs, d’ou La mainmise de ces derniers !
Quid des revendications de façade en Guyane avec la création du barrage de Petit-seau, de l’impact négatif sur l’environnement Guyanais et encore aujourd’hui, de l’installation de « La Montagne d’or », elle aussi, vectrice d’une pollution sans précédent, à cause du mercure versé dans la nature ?
En tous cas, la Guadeloupe, avant la Guyane et la Martinique a toujours su braver les colons et autres sbires coloniaux, s’agissant de l’abolition de l’esclavage et autres revendications sociales et identitaires, en assurant le leadership, tandis qu’à l’image des « moutons de Panurge », les sus-cités ont fait preuve de suivisme!
Ensanm nou ké gangné!
Robert , fier d’etre Guadeloupéen !
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Bonjour effectivement c’est le sentiment que j’ai eu en visitant le mémorial au mois de juillet. Une grande mascarade cachant la vérité à plusieurs niveaux. Grande déception de ma part car je pensais trouver quelque chose de concret représentant le passé de nos ancêtres. Là encore la vérité est bafouée au profit des colons car le sentiment que j’ai eu à travers cette visite mettait plus avance la conquête des colonisateurs…
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Je n’ai pas visité ce site, et beaucoup de personnes m’en ont parlé comme étant une merveille, une nécessité pour la conscience nègre mais en me disant il faut que tu ailles voir par toi même et ne m’en disent pas plus.
A la lecture de ce que je considère être un document très bien écrit et qui souligne les recherches de la rédactrice je me dis qu’on a voulu que je me rende compte par moi-même de cette anomalie (Et ce mot est gentil) ou alors les gens sont sincères et là j’ai de la peine pour eux, car après ce que j’ai lu et que je relirai car cela vaut son pesant cilturel j’attendrai la réparation de la mémoire bafouée avant de m’y rendre.
Un grand merci pour votre honnêteté, votre engagement, vos compétences et la qualité de votre travail, avec des personnes de votre qualité la cause évoluera dans le bon à sens.
Un grand merci.
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Quand une idée se réalise elle est, quand un acte se commet il est, quand il s’agit d’en parler, parlons, débattons, mais avançons, récriminons, mais avançons. l’histoire de l’esclavage n’appartient à personne pas plus à ceux qui l’ont exécuté, qu’à ceux qui l’ont subi, aujourd’hui tous ceux là sont morts et pour les derniers rien ne pourra les dédommager, sauf notre mémoire qui y pense, et les berce de ce qu’on en comprend, et de ce qu’on en partage, même un débat contradictoire autour d’un monument. ce débat est d’aujourd’hui, il fait entendre le cri de ce que personne n’a dit alors. et cette mémoire de l’impensable, nous lie à tous, et nous redit qu’aujourd’hui encore se passe cet impensable, le monde n’a pas changé vraiment. les esclavages y demeurent sous les mêmes formes , soient d’autres plus cachées, ou insidieuses. ce cri nous appelle à continuer de dire ce que nous n’avons pas pu dire à l’époque où cela s’est vécu et nous enjoint à la vigilance d’aujourd’hui, celle qui conduit à penser qu’un monument aussi laid ou beau soit il, nous appelle à parler du passé pour envisager le présent et nous construire avenir que nous nous souhaitons meilleur.
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Il n’y a pas longtemps encore les aborigènes devaient prouver qu’ils avaient des ancetres hollandais pour prétendre à une parcelle de terrain( the native act)
L honnêteté morale et intellectuelle voudrait q’un mémorial soit digne de ce qualificatif
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Safia, après avoir lu ton article je ne peux être d’accord avec toi que sur 2 points : 1°) Le Mémorial ACTe est plus une attraction touristique qu’un mémorial digne de ce nom. En tant que Guadeloupéen je confirme ce que j’ai pu lire ci-dessus. Certains élus, soit manipulés, soit pour se faire de la pub. ont soutenu ce projet ruineux et inutile puisqu’il existe sur notre île un mémorial autrement plus émouvant et représentatif : Le fort Delgrès, sans parler d’autres sites de recueillement de moindre importance. Il eût, en effet, été autrement plus urgent d’utiliser ces crédits pour la reconstruction du C.H.U. de PaP. 2°) Ton engagement en faveur des peuples qui ont notre couleur de peau semble louable mais l’ennui c’est que tu le fais avec des méthodes qui nous font passer pour des escrocs, au mieux pour des bouffons. En t’auto-proclamant « historienne » alors que tu n’es titulaire d’aucun diplôme de cette discipline tu sèmes le doute et la méfiance vis à vis de tous les vrais universitaires à peau noire. Ce qui est pire c’est que tu relayes des rumeurs ridicules et scientifiquement infondées qui circulent sur le net, ce qui a pour conséquence de conforter les racistes dans leurs convictions. Quand on a un brin de cervelle on est censé réfléchir aux répercussions possibles de nos affirmations et de nos actes. Exemple: à la ligne 8 de ton article tu écris : « …des africains puissants et érudits ont voyagé en Amérique des milliers d’années avant que les Européens ne soient équipés de quelconques moyens de locomotion ». Une affirmation purement gratuite, qui fera éclater de rire nos détracteurs, car elle n’est soutenue par aucune référence et pas même l’ombre d’une preuve. Les révisionnistes, par contre, vont sauter sur cette occasion, il te feront remarquer que les esclavagistes n’ont jamais déporté d’Africains vers l’Amérique puisqu’ils y étaient venus depuis longtemps, ils n’avaient donc qu’à se servir sur place !!!
Safia, sache que lorsque l’on veut convaincre il faut s’appuyer sur des arguments irréfutables. Si tu étais sérieuse et honnête tu te serais donné la peine de rechercher, comme moi, l’origine de cette légende : Lorsque des archéologues ont découvert des sculptures de la civilisation Olmèque certaines têtes avaient des traits à caractère négroïde. Evidemment certains fumistes se sont empressés de conjecturer que des Africains auraient pu aborder ces rivages. L’ennui c’est que la plupart des autres statues olmèques découvertes présentent des caractères nettement asiatiques. Enfin les colonisateurs européens n’ont jamais fait mention d’une minorité mélanoderme en Amérique.
Dans un premier temps je t’ai accordé le bénéfice du doute pensant que tu avais péché par naïveté mais, après avoir consulté ton site, il s’est avéré que tu te rends sciemment coupable de falsifications historiques et scientifiques. Ton affirmation la plus grossière et la plus ridicule est lorsque tu prétends que les cartographes représentent l’Afrique nettement plus petite que sa taille réelle pour humilier les Africains. Donc il faut en conclure que toutes les photos prises depuis l’espace ont, elles aussi, été modifiées. C’est pire qu’une théorie du complot c’est carrément de la paranoïa de ta part !
Tu reprends aussi (sans le citer) une théorie du Sénégalais Cheikh Anta Diop qui, pour des motifs politiques, prétendait que les anciens Égyptiens étaient de race noire. On se demande alors pourquoi ils se représentaient sur les murs des temples et sur les papyrus avec une couleur de peau brune et des visages sans caractères spécifiquement négroïdes alors que les mercenaires nubiens étaient bel et bien représentés en noir ?! Depuis le débat est clos car des tests ADN effectués sur de nombreuses momies ont prouvé que leurs gènes correspondent à ceux des populations vivant en Afrique du nord. (Résultats publiés le 30/05/17 dans la revue scientifique « Nature Communications ».) Certes il a existé une dynastie de pharaons de race noire (la xxv ème qui n’a duré qu’un siècle) sinon ces peuplades soudanaises occupaient habituellement la Nubie (royaume de Koush) et avaient érigé des monuments inspirés de ceux de haute et basse Egypte. D’ailleurs Tidiane N’Diaye met en garde contre ce genre de manœuvre de récupération sur le site « Montray Kréyol » le 14/01/2018. Et si tu n’es toujours pas convaincue, allons donc en Egypte où tu pourras expliquer ton point de vue, mais je te préviens, c’est toi qui parles, moi je me contenterai de compter les points 😉
Un dernier exemple de falsification de la réalité : Tu affirmes que la plus longue muraille du monde ne se trouve pas en Chine mais évidemment en Afrique. (Bien sûr tu te gardes bien de préciser où elle se trouve sachant que tes fans ne prendront pas la peine de vérifier.) En fait ce fameux mur (ou plutôt ces murs) avaient été érigés à l’époque du royaume du Bénin par le peuple Edo sur un territoire d’environ 160 km en diagonale. Il s’agissait de vastes entrelacs de fossés surmontés de modestes murs réalisés avec la terre excavée. Ils furent largement détruits par les Anglais en 1897. Ces travaux auraient été réalisés entre 800 et 1450 après J.C. Mis bout à bout ces murs couvriraient une distance supérieure à la grande muraille de Chine, mais rien à voir avec le gigantisme de cette dernière qui reste la seule construction humaine visible depuis l’espace. En fait si l’on mettait bout à bout tous les murs et murets de la Gwada on obtiendrait également une longueur surprenante !
Enfin pourquoi devrions-nous nous vanter d’exploits que nous n’avons pas réalisés personnellement ? Safia tu devrais lire la fable de La Fontaine : « Le geai paré des plumes du paon. » Bref, libre à toi de te ridiculiser avec ce genre de contre-vérités mais je te prie de faire en sorte qu’elles ne risquent pas de ternir la réputation des Antillais d’origine africaine sérieux et honnêtes car il reste trop de gens prêts à faire l’amalgame.
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Safia, après avoir lu ton article je ne peux être d’accord avec toi que sur 2 points : 1°) Le Mémorial ACTe est plus une attraction touristique qu’un mémorial digne de ce nom. En tant que Guadeloupéen je confirme ce que j’ai pu lire ci-dessus. Certains élus, soit manipulés, soit pour se faire de la pub. ont soutenu ce projet ruineux et inutile puisqu’il existe sur notre île un mémorial autrement plus émouvant et représentatif : Le fort Delgrès, sans parler d’autres sites de recueillement de moindre importance. Il eût, en effet, été autrement plus urgent d’utiliser ces crédits pour la reconstruction du C.H.U. de PaP. 2°) Ton engagement en faveur des peuples qui ont notre couleur de peau semble louable mais l’ennui c’est que tu le fais avec des méthodes qui nous font passer pour des escrocs, au mieux pour des bouffons. En t’auto-proclamant « historienne » alors que tu n’es titulaire d’aucun diplôme de cette discipline tu sèmes le doute et la méfiance vis à vis de tous les vrais universitaires à peau noire. Ce qui est pire c’est que tu relayes des rumeurs ridicules et scientifiquement infondées qui circulent sur le net, ce qui a pour conséquence de conforter les racistes dans leurs convictions. Quand on a un brin de cervelle on est censé réfléchir aux répercussions possibles de nos affirmations et de nos actes. Exemple: à la ligne 8 de ton article tu écris : « …des africains puissants et érudits ont voyagé en Amérique des milliers d’années avant que les Européens ne soient équipés de quelconques moyens de locomotion ». Une affirmation purement gratuite, qui fera éclater de rire nos détracteurs, car elle n’est soutenue par aucune référence et pas même l’ombre d’une preuve. Les révisionnistes, par contre, vont sauter sur cette occasion, il te feront remarquer que les esclavagistes n’ont jamais déporté d’Africains vers l’Amérique puisqu’ils y étaient venus depuis longtemps, ils n’avaient donc qu’à se servir sur place !!!
Safia, sache que lorsque l’on veut convaincre il faut s’appuyer sur des arguments irréfutables. Si tu étais sérieuse et honnête tu te serais donné la peine de rechercher, comme moi, l’origine de cette légende : Lorsque des archéologues ont découvert des sculptures de la civilisation Olmèque certaines têtes avaient des traits à caractère négroïde. Evidemment quelques fumistes se sont empressés de conjecturer que des Africains auraient pu aborder ces rivages. L’ennui c’est que la plupart des autres statues olmèques découvertes présentent des caractères nettement asiatiques. Enfin les colonisateurs européens n’ont jamais fait mention d’une minorité mélanoderme en Amérique.
Dans un premier temps je t’ai accordé le bénéfice du doute pensant que tu avais péché par naïveté mais, après avoir consulté ton site, il s’est avéré que tu te rends sciemment coupable de falsifications historiques et scientifiques. Ton affirmation la plus grossière et la plus ridicule est lorsque tu prétends que les cartographes représentent l’Afrique nettement plus petite que sa taille réelle pour humilier les Africains. Donc il faut en conclure que toutes les photos prises depuis l’espace ont, elles aussi, été modifiées. C’est pire qu’une théorie du complot c’est carrément de la paranoïa de ta part !
Tu reprends aussi (sans le citer) une théorie du Sénégalais Cheikh Anta Diop qui, pour des motifs politiques, prétendait que les anciens Égyptiens étaient de race noire. On se demande alors pourquoi ils se représentaient sur les murs des temples et sur les papyrus avec une couleur de peau brune et des visages sans caractères spécifiquement négroïdes alors que les mercenaires nubiens étaient bel et bien représentés en noir ?! Depuis le débat est clos car des tests ADN effectués sur de nombreuses momies ont prouvé que leurs gènes correspondent à ceux des populations vivant en Afrique du nord. (Résultats publiés le 30/05/17 dans la revue scientifique « Nature Communications ».) Certes il a existé une dynastie de pharaons de race noire (la xxv ème qui n’a duré qu’un siècle) sinon ces peuplades soudanaises occupaient habituellement la Nubie (royaume de Koush) et avaient érigé des monuments inspirés de ceux de haute et basse Egypte. D’ailleurs Tidiane N’Diaye met en garde contre ce genre de manœuvre de récupération sur le site « Montray Kréyol » le 14/01/2018. Et si tu n’es toujours pas convaincue, allons donc en Egypte où tu pourras expliquer ton point de vue, mais je te préviens, c’est toi qui parles, moi je me contenterai de compter les points 😉
Un dernier exemple de falsification de la réalité : Tu affirmes que la plus longue muraille du monde ne se trouve pas en Chine mais évidemment en Afrique. (Bien sûr tu te gardes bien de préciser où elle se trouve sachant que tes fans ne prendront pas la peine de vérifier.) En fait ce fameux mur (ou plutôt ces murs) avaient été érigés à l’époque du royaume du Bénin par le peuple Edo sur un territoire d’environ 160 km en diagonale. Il s’agissait de vastes entrelacs de fossés surmontés de modestes murs réalisés avec la terre excavée. Ils furent largement détruits par les Anglais en 1897. Ces travaux auraient été réalisés entre 800 et 1450 après J.C. Mis bout à bout ces murs couvriraient une distance supérieure à la grande muraille de Chine, mais rien à voir avec le gigantisme de cette dernière qui reste la seule construction humaine visible depuis l’espace. En fait si l’on mettait bout à bout tous les murs et murets de la Gwada on obtiendrait également une longueur surprenante !
Enfin pourquoi devrions-nous nous vanter d’exploits que nous n’avons pas réalisés personnellement ? Safia tu devrais lire la fable de La Fontaine : « Le geai paré des plumes du paon. » Bref, libre à toi de te ridiculiser avec ce genre de contre-vérités mais je te prie de faire en sorte qu’elles ne risquent pas de ternir la réputation des Antillais d’origine africaine sérieux et honnêtes car il reste trop de gens prêts à faire l’amalgame.
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